4 août 2023
Meaculpa, Tamarindo. Quand j’suis débarquée ici le 31 juillet en fin d’après-midi, il pleuvait, y’avait pas d’électricité, je venais de me claquer des heures de routes, j’étais crevée et comme pour en rajouter une couche, j’avais un nerf de bloqué dans le haut du dos, côté droit (il est encore jammé, d’ailleurs). Sans parler des énergies de la pleine lune du 1er août que j’ai ressenties dans l’tapis. Fack mettons que mon regard sur mon nouvel environnement n’était pas super neutre. Sur le coup, j’ai été écoeuré par tous les changements. Aujourd’hui, je vois les choses autrement.
Le nerf bloqué m’a fait réaliser un truc important, mais avant de te le partager, je tiens à parler d’une autre prise de conscience. J’ai quitté le Dôme le 17 mai 2023. En théorie, je devais passer 5 semaines en République Dominicaine et revenir au Québec. J’ignorais alors les montagnes russes émotionnelles qui m’attendaient. Durant les 4 premières semaines de mes vacances, j’ai pris soin d’accueillir toutes les émotions qui se présentaient en rafale. Peur. Doute. Tristesse. Colère. Dégoût. Ce n’est qu’en sortant du Dôme qu’on réalise à quel point on est affecté. Mon objectif était de nettoyer tout ce qui avait besoin de l’être dans le but de créer de l’espace pour reconnecter avec ma joie de vivre et l’émerveillement. Ce processus s’est fait graduellement.
Le 2ème mois (17 juin – 17 juillet), j’ai mis le focus sur mon mental. J’observais mes pensées afin de les réorienter. Je prenais note de mes croyances limitantes que je transformais de mon mieux au fur et à mesure. J’ai remarqué que j’étais embourbée dans un cercle vicieux de pensées négatives. Je voyais noir. Je répétais sans cesse le même refrain, en boucle, dans ma tête. Y’a fallu une attention soutenue pour m’en sortir. Chaque fois que j’attrapais une pensée néfaste, je la reformulais à voix haute de façon positive. J’étais essoufflée à force d’attraper des idées pessimistes. Mais j’ai persisté et le noir est devenu rose. J’avais repris le contrôle de mon mental. Un autre processus graduel.
Actuellement, je suis dans le 3ème mois (17 juillet – 17 août). Et mon nerf bloqué me fait comprendre que j’ai une posture de merde. Après avoir purifié mes émotions et mes pensées, j’en suis à l’étape du nettoyage physique. 1001 fois par jour, je corrige ma posture. Je réalise à quel point 3 ans assise devant l’ordi, ça fait des ravages. C’est rendu que j’suis confortable en position recourbée, affaissée et que j’ai mal lorsque j’me tiens droite. No way que j’vais ressembler à une p’tite vieille de 90 ans à mon âge! Redresse-toé, Mel Goyer. Sors tes fesses, replace ta colonne. Pop ton chest, pousse tes épaules vers l’arrière. Contracte tes abdominaux!!! (Mettons que les muscles de mon ventre sont au repos depuis un bout… ou dans le coma, devrais-je dire). Et ce putain de nerf bloqué me rappelle l’importance de ma posture. Juste en écrivant ce post, j’ai dû me redresser 100 fois. Un autre processus…
Bref, après 4 nuits ici, je peux dire que c’est faux que Tamarindo n’a plus d’âme. Oui, cet endroit s’est transformé… mais moi aussi. Et doucement, je me réconcilie. D’abord avec moi-même, ensuite avec mon environnement.
Dans l’fond, la magie opère de l’intérieur. Et c’est là qu’on doit commencer pour créer le Nouveau Monde. Ne dit-on pas que le plus grand des voyages est intérieur?
Pura Vida, Tamarindo.
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Photo : coucher de soleil du 3 août, à Tamarindo, Costa Rica