Électron sous la pluie

2 juillet 2023

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Hier soir, vers 17h. Les débuts d’une averse qui s’est transformée en déluge. Paraît qu’il y avait même une mini tornade sur la mer (c’est le monsieur qui vend des tacos au coin de ma rue qui me l’a dit; il a l’océan devant lui à journée longue). Dans ma maison, pu d’électricité, ni d’internet. Pas de chandelles non plus. Merde. Dehors, la tempête qui se déchaîne dans l’obscurité. Moi qui voulais aller au dépanneur chercher de l’eau… ici, les routes sont en terre battue et avec cette pluie, ça devient bouetteux en maudit. Et j’pas sûre que je serais game d’ouvrir un parapluie avec les éclairs qu’il y avait dans l’air.

Moment de “silence” avec moi-même. Je mets SILENCE entre guillemets parce que le torrent fait un bruit de fond impressionnant. J’ai préparé une salade éclairée de la lampe de poche de mon cellulaire (j’étais donc fière de voir la batterie pleine!). Mais 2h dans le noir complet, c’est long un peu. Agacée, j’ai dit à voix haute: «Ah! Com’on la luz! Reviens!» Et la lumière fut. HAHAHA!! J’suis partie à rire parce que le timing était magique. L’eau est tombée en rafale toute la nuit. J’ai eu une pensée pour le couple “off the grid” qui dépend de la rivière pour bien vivre. Dame Nature aussi avait soif, tout était sec. Bénédiction liquide.

Ce matin, sur les plages, plusieurs débris naturels n’ayant pas survécu au déferlement tropical de la veille. Grand nettoyage aquatique. Des bouts de bois dans les vagues et des noix de coco échouées sur le sable. Plusieurs arbres sont tombés; mais les scies mécaniques ont déjà frayé un nouveau passage pour les piétons et cyclistes. Ici, les gens se gèrent. Pura Vida.

Dans cette aventure que j’ai entrepris bien avant de prendre l’avion, je suis seule. Mais j’ai rarement ressenti la solitude. J’aime ma compagnie. (Et la vôtre). À travers mon questionnement existentiel, je trouve mes p’tits bonheurs au quotidien. Je me laisse porter par ce sentiment de liberté. Prenez donc une grande puff pour le savourer à mes côtés.

Paraît qu’en ce moment, les énergies sont dans l’tapis. J’en profite pour polliniser mes rêves, les clarifier, m’inspirer davantage, oser voir plus grand, trouver ce que je veux vraiment. Pour ma vie. Elle passe si vite et j’ai déjà 42 ans… «It’s now or never» comme dirait Elvis.

J’me sens comme un électron libre.

L’horizon devant moi est celui des possibles.

Peu importe où j’irai, je serai.

Et ça me suffit.

Gratitude infinie à la Vie.

«Some people feel the rain. Others just get wet.»
– Bob Marley

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