L’ALLÉGORIE DE LA CAVERNE

L’allégorie de la caverne de Platon (428 – 348 avant J-C) est un célèbre texte du Livre VII de La République. Le texte est un dialogue entre Socrate et Glaucon, philosophe et élève de ce dernier.

Voici un bref condensé du célèbre mythe de Platon éclairant les questions de l’ignorance et de la connaissance.

Des hommes vivent dans une caverne depuis leur enfance : ils n’ont rien connu d’autre. Ils sont enchaînés par les jambes et le cou de sorte qu’ils ne peuvent tourner la tête et qu’ils ne voient que la paroi en face d’eux, qui constitue le fond de la caverne.

La lumière vient d’un feu qui brûle en hauteur derrière eux. Entre le feu et eux, il y a un muret derrière le quel s’agitent des objets manipulés par des personnes qui agissent comme des montreurs de marionnettes.

Ainsi, les prisonniers ne peuvent voir que les ombres de ces marionnettes projetées sur la paroi devant eux, ainsi que leurs propres ombres. Ils ne peuvent pas se regarder entre eux, mais ils peuvent se parler. Ils perçoivent aussi l’écho des paroles des montreurs de marionnettes qui se réverbèrent sur la paroi, donnant l’impression que ce sont les ombres qui parlent.

Un jour, un prisonnier est délivré et forcé d’emprunter le sentier qui mène à la sortie de la caverne, vers la lumière. Il se lève, se retourne, est d’abord ébloui puis voit directement les objets fabriqués et les marionnettes. Quand on le questionne sur ce qu’il voit vraiment, il est embarrassé. Il a tendance à nier l’évidence et le fait qu’il s’est si longtemps trompé.

On l’invite ensuite à regarder vers la lumière qui provient de l’entrée de la caverne, mais déstabilisé, il a tendance à vouloir retourner avec les autres prisonniers. On le force à sortir de la caverne, il éprouve alors une certaine souffrance.

Il passe la nuit à l’extérieur de la caverne ; il s’accoutume à la lumière des étoiles et de la lune. Le soleil revient et il parvient à s’accoutumer à sa lumière. Il finit par accepter la réalité telle qu’elle est, par comprendre que le soleil est la seule source de lumière et de vérité.

L’ancien prisonnier repense à ses compagnons et a pitié d’eux. Pour rien au monde il ne voudrait retourner au fond de la caverne.

Mais Platon dit que dans le cas où il y retournerait, il serait certainement confronté aux rires et aux dénégations de ses anciens collègues, et même au fait que certains veuillent le mettre à mort, persuadés de sa folie.

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