Un jour, un homme demanda à Dieu : « Seigneur, j’aimerais bien savoir à quoi ressemblent le paradis et l’enfer. »
Dieu l’amena devant deux portes et ouvrit la première.
Au centre d’une grande pièce se trouvait une immense table ronde, avec une marmite remplie d’un délicieux ragoût dont l’odeur donnait l’eau à la bouche. Autour de la table, des gens maigres, affamés et visiblement malheureux. Chacun tenait une cuillère avec un manche tellement long qu’il était impossible de la porter à sa bouche. Ils arrivaient à prendre de la nourriture dans la marmite, mais pas à la manger! Et plus ils essayaient, plus ils devenaient frustrés et désespérés.
« Voilà l’enfer », lui dit Dieu.
Ils passèrent ensuite à la deuxième porte.
À sa grande surprise, l’homme découvrit exactement la même scène : une immense table, une marmite pleine de ragoût et ces fameuses cuillères beaucoup trop longues. Mais cette fois, tout le monde avait l’air heureux et en santé! Les gens riaient, jasaient et mangeaient à leur faim. L’homme, complètement étonné, demanda : « Mais voyons, Seigneur! Je ne comprends pas! Tout est pareil ici! Pourquoi ces gens-là sont-ils si heureux? »
Et Dieu lui répondit : « C’est pourtant bien simple. Au paradis, ces gens ont compris qu’ils pouvaient se nourrir les uns les autres. »
Au fond, ce qui fait la différence entre l’enfer et le paradis, ce n’est pas ce qu’on possède, mais ce qu’on choisit d’en faire. Quand chacun ne pense qu’à lui-même, tout le monde finit par manquer de quelque chose. Mais quand on apprend à se tendre la main, à s’entraider et à prendre soin les uns des autres, tout le monde y gagne. Et si le paradis commençait simplement par un peu plus de bienveillance?