La nature du Costa Rica

La nature du Costa Rica est fascinante… pour ceux qui prennent le temps de l’apprécier. Y’a des gens qui veulent tout voir mais qui n’écoutent rien. Quand les animaux sont sauvages, ce sont souvent les petits sons qui trahissent leur présence. Si tu marches trop vite ou si tu parles trop fort, tu ne verras pas grand-chose.

Par exemple, les singes hurleurs ne geulent pas tout le temps. Il faut tendre l’oreille pour les entendre se déplacer à travers les branches.

Puisque j’habite seule, je vis souvent dans le silence. À force d’écouter, je peux distinguer un papillon d’une libellule prise dans la moustiquaire. Dernièrement, le souffle bizarre de mon chien m’a indiqué qu’il avait trouvé quelque chose. J’suis sortie dehors et, en regardant bien, j’ai aperçu une tortue de terre. Lorsqu’elle est immobile, c’est très facile de la confondre avec une roche. Il faut prendre le temps d’observer pour déceler les indices qui indiquent qu’elle est là. Comme la couleuvre que j’ai trouvée cachée sous un sac laissé dans ma pila (un lavabo extérieur en terre cuite). Sa petite tête dépassait subtilement.

Lundi, j’suis allée à San José pour prendre mes empreintes. Puisqu’ici, les panneaux se font rares, j’me suis fiée à Waze pour l’itinéraire. Le chemin du retour était différent et on s’est retrouvé sur une route sans issue, devant le traversier de Puntarenas. Au lieu de faire demi-tour, on a décidé de vivre l’expérience. Ouf! On est passé de justesse. Un coup qu’on a le feu vert pour entrer sur le ferry, faut courir à la billetterie qui est à l’autre bout de la rue et revenir avant le départ. Du grand n’importe quoi. 😅

Durant la traversée, un immense oiseau a plané au-dessus du bateau pendant une bonne demie-heure, porté par le vent. Comme il ne battait jamais des ailes, on a cru que c’était un cerf-volant. Mais quand on l’a vu chier, on a compris qu’il était bien vivant. 😂 C’était magique.

Dans la mer, quand la marée est basse, on doit marcher longtemps pour nager. J’étais rendue assez loin quand, juste devant moi, un gros espadon a émergé de l’eau pour me faire une vrille dans face. Impressionnant de voir un poisson de plus de 2 mètres de long m’offrir un tel spectacle, si proche! J’aurais souhaité que mes yeux puissent prendre une photo.

Mais c’est rien comparé à une autre rencontre que j’ai faite y’a 18 ans. Un matin comme un autre, je nageais loin du rivage (mes pieds ne touchaient plus le sol depuis un bon bout) quand j’ai aperçu une grosse forme se diriger dans ma direction. J’me demandais en esti ce que c’était et j’me suis dit que si je l’avais repéré, lui aussi m’avait remarquée. J’ai figé. Un crocodile. Il est passé si près que j’ai pu voir ses scutelles et ses yeux de reptile. J’ai failli m’évanouir, mais j’me suis raisonnée: “Si tu perds connaissance, tu vas te noyer.” J’ai fait doucement demi-tour et merci la vie, il a continué son chemin, indifférent à ma panique.

Bref, le Costa Rica me charme… Mais c’pas fait pour tout le monde. 🤣

Pura Vida! 🇨🇷

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