9 novembre 2023
#RéflexionJupiteriale : Je l’ignorais, mais ma récente expérience m’a appris qu’il existe plusieurs types de solitudes. Par exemple, j’m’ennuie de ma solitude de Potrero, très différente de la solitude que je ressens ici, à Tamarindo. Là-bas, même si je passais 99% de mon temps en ma propre compagnie, je ne me suis jamais senti seule. Pas une fois. Ici, malgré les amis et la foule de gens, j’me sens seule au monde. Ce sentiment a fait germer une réflexion.
Dans les grandes villes ou les places commerciales et touristiques, y’a une abondance de choix: des dizaines de restos, de banques, d’épiceries, d’écoles, de cafés, d’hôpitaux… En veux-tu du choix? Y’en a. En masse. Mais la réalité, c’est que toute cette Abondance de Choix à un prix (énorme): celui de la destruction de la Nature et de la naissance du Bruit.
Cette surabondance mène au massacre de l’environnement.
Cette destruction environnementale mène à une déconnexion spirituelle.
Cette déconnexion spirituelle fait disparaître le sens de notre existence.
Lorsque notre vie ne fait plus de sens, on se sent vide… et seul.
Cette solitude mène souvent à l’abus de consommation (drogue, alcool, achats compulsifs, sexe, sucre, télévision, travail, etc.)
Et pour boucler la boucle, cette surconsommation mène à davantage de destruction d’la Nature.
C’est un cercle vicieux sans fin… sauf si on réussit à se contenter de moins.
À Potrero, j’avais pas bin bin l’choix: mes options étaient (très) limitées. Des fois, je m’ennuyais de la facilité que procure les villes, par exemple lorsque j’ai voulu traiter les chatons, y’avait rien à proximité… À la campagne ou les endroits plutôt ruraux, l’Abondance de Choix est remplacée par un Déficit de Choix. Cette carence laisse place à ce que je considère 1000x plus précieux: un décor naturel incroyable, une tranquilité ultra paisible et les sons magiques d’la Nature.
Ce Déficit d’Abondance superficielle ramène à l’essentiel.
Revenir à l’essentiel, c’est se rapprocher de Dieu, de nous-mêmes, de la Nature.
Lorsqu’on reconnecte avec la Source, le vide se remplit, l’existence fait du sens.
Aimer, voilà tout ce qui compte.
Lorsqu’on aime (les humains, les animaux, les végétaux), on a l’opportunité de faire des choix cohérents, qui respectent l’environnement.
On sort du cercle vicieux pour créer un truc plus authentique, mieux aligné avec nos valeurs fondamentales.
Étrangement, la crise qui s’étire depuis 2020 a fortifié ma relation avec Dieu.
Durant mes 6 mois de voyage, j’me suis découvert une vraie passion pour le silence et j’ai saisi l’importance de ma connexion avec Dame Nature.
C’est la base de toute, non?
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Photo prise dans l’un des nombreux restos de Tamarindo… J’trouvais que c’était un symbole fort de la Mort qui rôde derrière l’Abondance de Divertissement futile.