Québec ou Guanacaste ?

24 septembre 2023

Depuis quelque temps, je change d’idée comme je change de bobettes (c’est à dire souvent, parce qu’il fait chaud en sacrament). 😂 Un matin, j’suis convaincue d’un truc et le lendemain, j’fais un 180. Ce qui m’aide à aller de l’avant, c’est être dans l’action, en mode solution. On a beau réfléchir pendant des années, y’a rien comme mettre une idée en mouvement pour la cerner de tous les côtés, la modifier, l’améliorer ou la transcender. Un exemple?

Y’a quelques jours, j’étais certaine de vouloir revenir m’installer au Québec. J’ai donc entamé des démarches pour trouver un lieu où vivre à mon retour. Je regardais les chalets à louer dans la Mauricie, Lanaudière, les Laurentides, au Saguenay… là où je m’imaginais vouloir acheter une maison, tsé. Pis soudain, j’ai débuzzé. J’me suis demandé ce que j’allais foutre au milieu de nulle part. J’ai réalisé que du moment qu’on sort de l’île aux rats (Montréal), on est éparpillé, loin de tout le monde. C’est grand en ta, le Québec! Si j’vais vivre à St-Meu-Meu, je m’isole des gens que j’aime, surtout en hiver… (J’sais bin qu’avec un char, on peut faire du chemin… mais là n’est pas mon point.)

Bref, la théorie est charmante, mais la mise en pratique est pas mal moins excitante. Idem au Costa Rica.

Avec mon budget, impossible d’acheter un terrain au bord de la mer. Je dois m’éloigner pour trouver de meilleurs prix et du coup, ça va me prendre un char. J’ai compris que je serais isolée, peu importe le pays. J’ai aussi compris que dans les 2 cas, mon argent serait 100% investi dans un terrain, une maison et un char. La seule différence, c’est qu’au Costa Rica, j’ai les moyens (et la permission) de construire 2 cabinas sur mon bout de terre, afin de m’assurer un revenu. C’est quand même un gros avantage.

Bien sûr, rien n’est parfait ici non plus, pour qui sait observer au-delà des apparences tropicales. Y’a des municipalités rationnées en eau, malgré la saison des pluies. Parfois, y’a pas de gaz dans la station d’essence, faut attendre la livraison. Y’a beaucoup de drogues, des crimes et d’la violence (hier, j’étais dans un char avec 2 autres personnes. On roulait tranquillement en jasant quand un piéton-crackhead a lancé une grosse roche sur l’auto. Pas dangereux pantoute, tsé. Au Québec, on aurait réagi comment? Ici, le conducteur n’a pas hésité: il a fait demi-tour, a retrouvé le gars et lui a crissé une sale volée. Deux agents de sécurité sont arrivés (la police est inutile alors les citoyens payent des compagnies privées pour les défendre): ce drogué venait juste de vandaliser un hôtel à proximité… Ils se sont mis à le tabasser eux aussi. 😬 C’est comme ça qu’ils se font respecter, ici. Je sais, c’est différent…)

Mais y’a également plein de beauté. 🙌
En continuant d’explorer l’horizon de mes options, j’ai visité 4 terrains (et j’en ai 3 autres à voir). Y’en a un qui a retenu mon attention: plat, plein d’arbres, vue sur le coucher de soleil derrière les montagnes… magnifique. Pis la fibre optique se rend, esti!! 🥳 Pendant qu’on faisait le tour, le proprio domptait 3 chevaux sauvages. Il a donné une chaudière de bouffe à ma chum Kathy qui m’accompagnait, afin qu’elle nourrisse les bêtes. Le monsieur nous avertit: «Ces chevaux ne s’approchent de personne, leurs comportements sont encore imprévisibles, faites attention. Le Gris n’a JAMAIS mangé cette nourriture.» À ce moment-là, Kathy s’adresse au Gris en lui enseignant doucement la chaudière… bin maudit! Il s’est mis à manger dedans, docilement. 🥰

J’étais captivée par la scène et je n’ai pas vu l’autre cheval s’approcher par derrière… la Maman-Jument est venue poser sa joue contre la mienne!!! 🥹 Elle me transperçait de son regard si puissant… je sentais sa force, son intelligence… C’était un moment tellement magique! Je n’osais pas bouger, ni même les yeux. Quand j’ai finalement repris mon souffle et regardé autour de moi, j’ai vu le dompteur et Kathy avec la bouche ouverte. 😂

En résumé, je laisse mijoter toutes les possibilités, j’suis pas encore branchée. Fack finalement, c’t’un maudit long texte pour conclure que je ne sais toujours pas où j’vais me ramasser en décembre. 🤣

Dans mon dernier post, les commentaires étaient mitigés: beaucoup de gens semblaient heureux de mon retour et d’autres m’encourageaient à rester loin du Dôme. Certains me diront de faire les 2 (revenir au Québec et m’exiler quelques mois par année), mais mon budget ne me le permet pas et j’ai réellement besoin de m’enraciner, de me déposer dans un endroit définitif, du moins pour les 5 prochaines années. Dans le contexte actuel, où prendre l’avion est un privilège qui peut être retiré à tout moment, c’est un pensez-y bien.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici, ça m’a fait du bien de m’exprimer.
Plein d’amour, belle gang d’Insoumis.
xxx 😘

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